Biais cognitifs: Comment les repérer, les contrer et même en jouer? (+ exemples)

 

Vous voulez comprendre comment votre cerveau se joue de vous? Vous croyez décider en toute connaissance de cause? Erreur fatale. Dans l’urgence, l’incertitude ou le trop plein d’informations, votre cerveau va utiliser des raccourcis mentaux afin de prendre des décisions. Les biais cognitifs permettent d’évaluer rapidement une situation en se basant sur des stéréotypes, des filtres mais également des interprétations erronées.

Dans un monde sauvage et inconnu, les biais cognitifs améliorent nos chances de survies. Dans notre monde moderne, ils peuvent nous jouer des tours.

Si comme moi vous en avez marre de subir ces erreurs de jugement qui vous desservent. Si vous voulez comprendre ce qui se passe dans votre tête et celle des autres, j’ai la solution. Dans cet article, je vous dévoile les biais cognitifs qui vous font défaut et je vous donne des solutions pour les contrer. Depuis que j’ai compris comme cela fonctionne, je suis plus à même de les repérer et de les éviter, voire même d’en jouer. 

biais cognitifs conseils

Qu’est ce qu’un biais cognitif?

 

Un biais cognitif est un mécanisme de pensées qui conduit à une altération du jugement. Le cerveau traite l’information de manière biaisée surtout lorsqu’on reçoit trop d’informations à traiter en peu de temps ou quand ce qui arrive manque de sens. Les biais cognitifs sont des schémas de pensées trompeurs qui paraissent pourtant logiques. La personne peut alors porter un jugement et prendre des décisions rapidement bien qu’ils soient faussés.

Il existe 250 biais cognitifs recensés qui sont classés dans 6 catégories:

  • Biais sensori-moteurs (liés au sens et à l’action)
  • Biais d’attention
  • Biais mnésique (en rapport avec la mémoire)
  • Biais de jugement
  • Biais de raisonnement
  • Biais liés à la personnalité (En rapport avec la culture, l’influence sociale, la langue…)

citation développement du cerveau

Comment fonctionnent les biais cognitifs?

 

Nous avons 2 systèmes qui opèrent dans notre cerveau:

Le premier système est automatique et incontrôlable. Il est contrôlé par notre cerveau primitif. Ce dernier, va traiter les informations rapidement et réagir. Il est focalisé sur notre survie.

C’est lui qui nous dira de courir dans la même direction que la foule même si on a aucune idée de pourquoi tout le monde s’enfuie.

Le rôle du cerveau primitif est de nous garder en vie. Il réagit rapidement sans prendre le temps de raisonner. Ses actions lui demandent peu d’énergie et il se base sur des mécanismes déjà connus.

Le deuxième système est plus lent et plus réfléchit. C’est notre cerveau « évolué », le cortex pré-frontal. Nous l’utilisons pour réfléchir, comparer, juger, jauger, penser…

Ça nécessite plus d’énergie et de temps. Le cerveau aime économiser son énergie pour pouvoir résoudre des problèmes nouveaux et nous protéger.

Les biais cognitifs sont là pour nous faire gagner du temps. Malheureusement, ils peuvent nous tromper et occasionner des jugements biaisés. Ils sont comme des raccourcis et des filtres dans notre cerveau. Ils sont utiles mais peuvent nous desservir.

Les biais cognitif interviennent quand:

  • Nous sommes exposés à beaucoup d’information d’un coup;
  • Nous n’avons pas le temps de réfléchir;
  • Ce qui se passe n’a pas de sens pour nous.

Ces réflexes cérébraux interviennent alors et faussent notre jugement sur le monde, sur les autres et sur nous même.

image cerveau

Quel sont les principaux biais cognitifs?

Biais sensori-moteurs:

Il s’agit de biais qui trompent nos sens. On parle ici plutôt d’illusions telles que les illusions d’optique ou auditives.

 

Biais d’attention:

Avec le biais d’attention nous focalisons notre attention sur certains facteurs qui nous sont personnels. Nos perceptions sont influencées par nos propres centres d’intérêts. Notre état émotionnel influe sur notre attention. Plus nos émotions sont fortes par rapport à un sujet, plus notre attention sera focalisé sur ce facteur plutôt que sur d’autres.

 

Exemples:

  • Si on veut s’acheter une nouvelle voiture d’une telle marque, nous aurons plus tendance à la remarquer partout.
  • Si nous avons faim, nous aurons tendance à davantage porter notre attention sur la publicité présentant de la nourriture. Les publicistes jouent là-dessus quand ils passent des publicités de nourriture à l’heure des repas.
  • Le test intitulé « effet Stroop » demande aux participants d’énoncer la couleur d’un mot au lieu de le lire. Les personnes arachnophobes avaient plus de mal à énoncer la couleur quand le mot était en rapport avec les araignées. Leur attention était perturbée.

Solutions:

Prendre le temps de considérer et de porter son attention sur chaque facteur. Eviter d’agir sous le coup d’une émotion, remettre la prise de décision ou l’action à plus tard. 

biais cognitifs d'attention

Biais mnésiques: en rapport avec la mémoire

Effet de primauté:

 

L’effet de primauté fait que l’on mémorise mieux les éléments obtenus lors d’une première impression par rapport aux éléments suivants.

Le cerveau accorde plus d’importance aux premiers éléments reçus qu’aux autres. Il est plus facile de se souvenir des éléments situés au début d’une séquence.

Exemples:
  • Quand on apprend par cœur un poème ou une liste de mots, on se souvient bien des premiers éléments et de moins en moins de la suite.
  • Dans les rapports humains, la première impression a une grande importance. On aura du mal à changer d’avis sur une personne que la première impression ait été positive ou négative.
Solutions:

 Si vous voulez mieux mémoriser une liste, il existe des méthodes de mémorisation telles que la technique du SEL, du SAC, des méthodes mnémotechnique… Vous en trouverez de nombreuses dans cet article.

Pour vous départir de votre première impression sur une personne, apprenez à la connaître sans émettre de jugements. Ce n’est pas évident, j’en conviens.

Pourtant les meilleures amitiés commencent souvent par un jugement négatif.

N’avez-vous jamais entendu:

« La première fois que je l’ai vu, je l’ai immédiatement détesté et maintenant on est inséparable! »

fille qui se cache les yeux

Effet de récence:

 

L’effet de récence désigne la facilité que l’on a à se rappeler les derniers éléments d’une liste. Cet effet est associé avec l’effet de primauté. Nous avons tendance à mémoriser facilement la fin d’une liste.

On se remémore plus aisément les derniers éléments mémorisés que les autres. Une explication de ce phénomène serait que ces éléments sont davantage présents dans notre mémoire à court terme.

Exemples:
  • Vous retiendrez davantage les mots de la fin d’une liste que ceux situés au milieu.
  • Vous prendrez davantage en compte le dernier argument d’un débat que les autres, d’où l’importance d’avoir le dernier mot pour les participants.
Solutions:

Prendre en compte tous les arguments et leur donner un poids égal pour pouvoir vous faire votre avis. Vous pourrez ainsi éviter le piège de ce biais cognitif.

Pour la mémorisation, la solution est la même que pour l’effet de primauté: il existe des méthodes de mémorisations qui permettent de mieux mémoriser chaque élément d’une liste.

 

biais cognitifs en rapport avec la mémoire

Biais de jugements:

L’effet de halo:

 

L’effet de halo se produit quand la perception d’une personne (ou d’un groupe) est influencée par l’opinion que l’on a pour l’une de ses caractéristiques. C’est une interprétation allant dans le sens d’une première impression.

Si on juge cette caractéristique positive alors on aura tendance à juger les autres caractéristiques de manière positive et inversement.

Exemples:
  • Si on rencontre une personne attrayante physiquement, on aurai également tendance à croire qu’elle est intelligente et digne de confiance.
  • Si on rencontre quelqu’un qui porte un costume, on le verra comme quelqu’un de haut placé dans la hiérarchie et ayant une certaine autorité.
  • Quand on voit des célébrités dans les publicités, on aura davantage envie de faire confiance à ces produits, si on aime cette célébrité.
Solutions:

Ne pas se fier à une seule caractéristique pour se faire une opinion. Il convient de creuser un peu pour se faire son propre point de vue sur une personne ou sur un objet.

Pour éviter ce biais, il faut se documenter, en apprendre davantage, faire des recherches pour ainsi avoir un point de vue objectif.

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Le biais de confirmation:

 

Le biais de confirmation consiste à privilégier les informations qui confirment nos idées préconçues. En effet, nous avons tendance à relever les informations qui confirment nos croyances plutôt que celles qui les réfutent.

Nous croyons ce que nous voulons croire même si on est face à une preuve que nos croyances sont infondées. Nous refusons de les prendre en compte.

La raison pour laquelle le cerveau utilise ce biais cognitif est pour économiser de l’énergie. En effet, ça nécessite beaucoup d’énergie d’évaluer des faits nouveaux, contradictoires et flous.

Le cerveau préfère utiliser un raccourci pour éviter de se pencher dessus. Ce biais est tellement ancré dans notre développement que l’on ne se rend pas compte qu’il est là. 

Exemples:
  • Une personne croit fermement que le réchauffement climatique est réel et qu’il faut agir vite. Cette personne va se documenter, lire des livres, lire des articles scientifiques qui en parlent. Ça va perpétuer sa connaissance du sujet et sa croyance quant à la véracité du problème.
  • De son côte une autre personne, pense que le réchauffement climatique est un mythe, elle pense que c’est un complot des écolos. Cette personne va également lire des articles, des livres qui prouvent qu’elle a raison. De ce fait, sa croyance se renforce.
  • Aucune discussion ne sera possible entre ces deux personnes. Elles pensent chacune fermement avoir raison et n’entendrons pas les arguments de l’autre. Plus elles se seront documentées, plus elles seront sûres de leurs arguments. Leurs cerveaux filtreront les preuves contraires à leur croyance. Elles seront biaisées face aux arguments de l’autre.
Solutions:

Pour éviter de sans cesse tomber dans le piège de ce biais cognitif, vous devez suspendre votre jugement. Efforcez-vous d’atteindre le niveau de l’observateur et d’observer vos pensées sans jugement de manière à pouvoir les interpréter avec votre cortex pré-frontal. Nous avons vu comment atteindre ce niveau de pensée dans l’article: « Comment gérer ses émotions? ».

Ne rejetez pas systématiquement une information qui est contraire à vos croyances. Prenez le temps d’analyser l’information et de vous demander si elle est pertinente au delà de votre croyance initiale. Vous pouvez également approfondir le sujet avec des recherches impartiales.

citations courtes Leonard de Vinci

Le biais d’ancrage:

Le biais d’ancrage désigne la difficulté qu’on a à dépasser sa première impression. Le cerveau va se focaliser sur la première impression et aura du mal à s’en départir.

 

Exemples:
  • Si la première fois que vous rencontrez quelqu’un, cette personne est en retard. Vous allez alors la cataloguer comme une personne non ponctuelle. A chaque fois, vous penserez qu’elle sera en retard.
  • Le biais d’ancrage est utilisé dans la vente. Quand vous voulez acheter une voiture, le vendeur va d’abord vous parler de toutes les options et les qualités de la voiture avant de vous annoncer son prix. S’il avait commencé par le prix, vous auriez surement fuit et vous n’auriez pas écouté ses arguments.

Le cerveau va se focaliser sur la première informations qu’il a reçu et il sera influencé par celle-ci dans ses décisions.

  • Vous faites du shopping avec un budget de 50€ pour acheter un jean. Vous en avez trouvé un à 75€ qui est en solde à 55€. Votre cerveau a ancré le premier prix (75€), et il trouve que c’est une bonne affaire de prendre celui-ci bien qu’il soit plus cher que votre budget.
Solutions:

Il vous faut rationaliser votre esprit. Pour éviter de tomber dans le piège, il faut évaluer le problème dans son ensemble. Vous devez éviter de vous fier à votre première impression.

En ce qui concerne les chiffres, ayez en tête qu’un vendeur souhaite avant tout vous vendre son produit. Gardez en tête ce que vous êtes venu chercher et à quel prix.

paysage montgolfière

Le biais d’autorité:

 

Le biais d’autorité est la tendance à craindre de contredire le chef ou l’expert. Dans une prise de décision, c’est la tendance à surévaluer le point de vue d’une personne que l’on considère comme ayant une autorité.

Il peut s’agir d’un parent, d’un supérieur hiérarchique, d’un médecin, d’un scientifique… Avec ce biais nous avons tendance à avoir confiance en cette autorité, suivre son avis et ne pas la contredire même quand on a des doutes.

Exemples:
  • Votre chef vous dis que cette méthode est celle à suivre. Vous en connaissait une autre mais vous appliquez quand même la sienne. Après tout il doit mieux savoir que vous.
  • La décision d’un juge qui ne remet pas en cause la parole de l’expert interrogé.
Solutions:

Demandez aux figures d’autorité de vous expliquer de manière simple leur point de vue afin que vous puissiez comprendre de quoi il s’agit et émettre des doutes raisonnables.

Vous pouvez également demander un deuxième ou même un troisième avis pour être sûr de prendre la bonne décision et ainsi éviter de biais cognitif.

citation développement Personnel

Le biais d’attribution:

 

Le biais d’attribution est la tendance à tirer des conclusions hâtives. Quand on décode le comportement des autres (et le nôtre), nous avons tendance à surestimer les facteurs personnels telle que la personnalité au lieu de prendre en compte les facteurs situationnels. On attribue un comportement à des causes internes (dispositions personnelles, personnalité, intentions, efforts…) plutôt qu’externes (situations, événements extérieurs…).

 

Exemples:
  • Si on voit quelqu’un s’énerver, on aura tendance à penser que c’est quelqu’un de colérique, de susceptible ou d’irritable sans imaginer qu’il pourrait être simplement stressé ou fatigué.
  • Quand un conducteur nous coupe la route, nous sommes plus susceptibles d’attribuer le blâme au conducteur imprudent:

    « Quel danger publique! »

Nous ne prenons pas en compte les circonstances particulières:
« Peut-être était-il pressé et il ne m’a pas vu? »
Solutions:

Pour éviter d’attribuer les causes d’un comportement à la personnalité des autres, prenez le temps d’observer leurs comportements dans des situations diverses. Dans des contextes variés, ils montreront diverses facettes d’eux-mêmes. Vous serez alors en mesure d’évaluer plus clairement leur personnalité et de mieux les comprendre.

Il en va de même pour vous, éviter de tirer des conclusions hâtives sur votre comportement et de les attribuer à votre personnalité. Parfois, les réponses se trouvent à l’extérieur de vous. Vous pourrez ainsi mieux vous connaître et reconnaître les situations extérieures qui provoquent des comportements qui vous déplaisent.

le biais d'attribution

Biais de raisonnement:

Le biais de disponibilité:

 

Le biais de disponibilité désigne la tendance de notre cerveau à privilégier l’information qui est disponible dans notre mémoire à une analyse plus poussée de la situation. Le cerveau va privilégier la mémoire, plutôt que le raisonnement. Nous préférons baser notre jugement sur une information récente et fraîche dans notre mémoire plutôt que de prendre en compte d’autres informations.

 

Exemples:
Vous venez de lire 2 informations:
  • Un surfeur a succombé à ses blessures suite à l’attaque d’un requin tigre;
  • Un chien a sauvé un enfant de la noyade.
Si je vous demande:
« Est-ce qu’un requin est plus dangereux qu’un chien? »

Il y a de forte chance pour que vous répondiez oui. Votre jugement est biaisé par ce que vous venez de lire. Pourtant, en Amérique: les chiens tuent en moyenne 28 personnes par an alors que les requins sont responsables d’un décès par an.

Ce biais est activité principalement dans les situations de panique ou de forte charge émotionnelle. 

  • Une personne dans un immeuble en feu, aura pour réflexe de descendre des escaliers enfumés, plutôt que d’attendre les secours dans une partie sans fumée. Le cerveau considère l’escalier comme un échappatoire, sans prendre en compte le risque d’inhaler de la fumée.
Solutions:

Pour éviter le piège du biais de disponibilité, il faut prendre le temps de réfléchir et de raisonner même si ça nous demande plus de temps et d’énergie. Faites une pause, prenez une grande respiration et calmez-vous avant de prendre une décision. Ne cédez pas à la panique, on prend toujours de mauvaises décision dans ces cas-là. 

Utilisez votre raisonnement et allez chercher des informations complémentaires dans votre mémoire ancienne, dans vos expériences et connaissances. Encore mieux, si vous en avez la possibilité, allez chercher de nouvelles informations de sources fiables pour être en mesure de prendre la meilleure décision.

Quand vous vous rendez compte que vous avez subit ce biais cognitif. Refaites le chemin mental inverse pour déterminer ce qui vous a poussé à prendre cette décision. Vous aurez ainsi des pistes pour éviter de refaire les mêmes erreurs.

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L’effet rebond:

 

L’effet rebond nous montre qu’une pensée qu’on cherche à inhibée devient ensuite plus saillante. Quand on se censure volontairement, ça ne fonctionne qu’un temps. Ensuite la pensée repressée revient plus forte qu’auparavant.

Exemples:
  • C’est Daniel Wegner, un chercheur canadien en psychologie et professeur à Harvard qui est à l’origine de la découverte de ce biais cognitif. Il a crée une expérience avec deux groupes de personnes.
  • Il leur montre une photo d’un skinhead et leur demande de décrire le quotidien hypothétique de cette personne. Le deuxième groupe n’a pas d’instructions supplémentaires. Par contre, on demande au premier groupe d’éviter les réponses stéréotypées.
  • Une fois les réponses collectées, on présente la photo d’un deuxième skinhead et on leur demande à nouveau de décrire le quotidien hypothétique de cette personne. Cette fois, aucunes instructions particulières ne sont données.
  • Les résultats sont intéressants. Dans le second groupe, les réponses sont restées équivalentes: la même quantité de réponse stéréotypées dans les deux cas. Dans le premier groupe, ils ont suivi la consigne et ont donnés des réponses moins stéréotypées que le second groupe dans la première expérience.
  • Par contre, dans la second expérience, les réponses étaient beaucoup plus stéréotypées que le second groupe. Les personnes se sont en quelque sorte libérées.

On peut en conclure, qu’on est capable d’inhiber une pensée sur le court terme mais qu’elle revient ensuite comme un rebond. Quand on demande aux gens de censurer une pensée ou un a priori, ils ne le font que temporairement. Il revient ensuite, généralement renforcé.

  • Quelqu’un qui est certain d’avoir raison, va défendre sa thèse de plus en plus fortement à mesure qu’on lui avance des contres arguments. Au final, il sera encore plus convaincu d’avoir raison.
Solutions:

Quand on est face à une personne en proie à l’effet rebond, il est important de rester calme et d’opter pour une stratégie efficace contre les biais cognitifs telles que changer son mode d’explication, tenter de se mettre du même côté que son interlocuteur, expliquer la nature du biais…

Si nous subissons l’effet rebond, il convient de garder un esprit ouvert aux idées des autres, savoir admettre que l’on s’est trompé, faire la part des choses entre les faits et les émotions, mettre de côté son ego… Il est utile de se rappeler qu’avoir tort ne remet pas en cause nos qualités en tant que personne.

Citation réaction

Biais liés à la personnalités:

Le biais d’optimisme:

 

Le biais d’optimisme amène une personne à croire qu’elle est moins exposée que les autres à un événement négatif. On a tendance à s’attendre à des événement positifs que négatifs. 

4 facteurs induisent ce biais:

  • l’état final souhaité;
  • les informations que la personne a sur elle-même comparées à celles qu’elle a sur les autres;
  • ses mécanismes cognitifs
  • son humeur générale.
Exemples:
  • La plupart des fumeurs pensent qu’ils ont moins de risques que les autres d’avoir un cancer des poumons.
  • Certaines personnes pensent que les accidents de la route ne peuvent pas leur arriver car ils conduisent depuis longtemps.
  • D’autres pensent que le divorce ça n’arrive qu’aux autres et qu’ils ne risquent rien.
Solutions:

Apprendre à se connaître et à juger de ces propres capacités. Se rendre compte que le risque est le même pour tous.

L’optimisme est un trait de caractère positif et il est souvent sans risque. Par contre, un biais d’optimisme disproportionné peut entraîner la personne à prendre beaucoup de risques inconsidérés.

Attention à ne pas se sentir invincible et à prendre en compte les probabilités. Le biais d’optimisme est l’un des biais cognitifs les plus dangereux.

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Effet Barnum:

L’effet Barnum amène les individus à croire que des descriptions de la personnalité ont été spécifiquement conçus pour eux. Ces descriptions sont volontairement vagues et générales pour s’appliquer à une large partie de la population (astrologie, horoscope, divination, tests de personnalités, cartomancie, voyance…).

L’effet Barnum s’expliquerait par le fait que le cerveau humain comble le vague de la description par des images qui lui sont propres. Il ne retient également que les éléments qui l’arrange.

Exemples:
  • Ce phénomène a été décrit par le psychologue américain Bertram Forer. Il a fait passé un test de personnalité à ses étudiants.
  • Il a remis le même résultat à chacun d’eux sans qu’ils le sachent.
  • Ils devaient ensuite noter de 0 (médiocre) à 5 (excellent), la pertinence du résultat par rapport à leur personnalité.
  • La note moyenne obtenue est 4.2. Ce test a été reproduit des centaines de fois et le résultat est toujours de l’ordre de 4.2.
Solutions:

L’effet Barnum est facilement évitable, sachez simplement que tout ce qui est vrai pour une large partie de la population n’est pas personnalisé pour vous. On a tendance a être très curieux quand il s’agit de tester notre personnalité et de connaître notre futur.

Pourtant nous savons, que la seule personne qui peut savoir qui on est c’est nous même. Personne ne connait le futur. Nous avons toutes les cartes en main pour créer notre propre futur et pour apprendre à nous connaître. Pour créer le futur de vos rêves, je vous propose les articles:  « Trois étapes pour se fixer des objectifs ! » et  « Comment atteindre ses objectifs à coup sûr en 7 étapes concrètes ».

biais cognitif effet barnum

Ce qu’il faut retenir:

Vous vouliez comprendre comment votre cerveau se joue de vous. Je vous ai présenté 12 biais cognitifs très répandus, comment et quand ils interviennent et surtout des solutions pour les éviter. Vous pouvez même apprendre à en jouer.

Vous avez maintenant les cartes en main pour comprendre ce qui se passe dans votre tête et celles des autres. Vous pouvez déjouer ces pièges et améliorer votre compréhension des relations humaines. 

Récapitulatif:

 

  • Un biais cognitif est un mécanisme de pensée qui altère le jugement;
  • Ils apparaissent pour nous permettre de traiter rapidement les informations et trouver un sens au monde qui nous entoure;
  • Les biais sensori-moteurs sont des illusions qui altèrent nos sens;
  • Le biais d’attention focalise nos perceptions sur nos centres d’intérêts et ce qui nous provoque des émotions fortes;
  • Nous nous rappelons mieux des premiers éléments d’une liste et de notre première impression à cause de l’effet de primauté;
  • L’effet de récence désigne la facilité qu’on a à se rappeler la fin d’une liste;
  • L’effet de halo nous pousse à percevoir d’une certaine manière une personne à partir d’une seule de ses caractéristiques;
  • Le biais de confirmation consiste à privilégier les informations qui correspondent à nos idées préconçues;
  • Le biais d’ancrage désigne la difficulté qu’on a à dépasser notre première impression;
  • Nous avons tendance à croire et suivre une figure d’autorité à cause du biais d’autorité;
  • Le biais d’attribution nous pousse à surestimer les facteurs personnels tels que la personnalité au lieu de prendre en compte les facteurs situationnels quand on décode le comportement de quelqu’un;
  • Le biais de disponibilité désigne la tendance de notre cerveau à privilégier l’information qui est disponible dans notre mémoire à une analyse plus poussée de la situation;
  • L’effet rebond nous montre qu’une pensée qu’on cherche à inhibée devient ensuite plus saillante;
  • Le biais d’optimisme pousse une personne à croire qu’elle est moins exposée que les autres à un événement négatif. C’est l’un des biais cognitifs les plus dangereux;
  • L’effet Barnum amène les individus à croire que des descriptions de la personnalité ont été spécifiquement conçus pour eux.
Ces biais cognitifs peuvent être contré à condition d’être à l’écoute et de se rendre compte qu’ils sont à l’oeuvre. Pour cela, prenez le temps de vous écouter, d’analyser votre comportement et celui des autres. Avec de la pratique vous serez capable de les repérer, de les contrer et même d’en jouer.

1 Commentaire

  1. Marie

    Super cet article. Grâce à toi, je viens de découvrir Sébastien Martinez. Merci pour l’ebook, je viens de le télécharger. à bientôt.

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